Condoléances Niçoises...

Publié le par Xavier Cottier

 Lettre de Jean Médecin du 25 juillet 1955-Archives Société Muséale Albert Figuiera


La Ville de Nice, en la personne de son maire, Jean Médecin, fait part de ses condoléances à la fille d’Albert Figuiera, ce dernier venant de mourir en ce mois de juillet 1955.

 

L’on sait encore, de l’autre côté du viaduc, qu’il est le petit-fils de François Malausséna, à qui, en grande partie, Nice doit d’être française et l’arrière petit-fils de Ludovic Figuiera à qui ladite Cité offrit sa dernière sépulture où sont inhumés, notamment,  Clorine Malausséna-Figuiera, son mari César-Marie, Albert bien sûr, sa fille, destinataire de ce courrier touchant et sincère et ma mère Clorine Cottier-Abeille.

 

Lors des dernières élections municipales, m’étant présenté sur une liste d’opposition au sortant, j’eus plusieurs fois l’occasion de dire qu’un village n’est plus un village dès lors que l’autochtone a plus d’amis et de proches au cimetière que dans sa rue ! Cette remarque qui ne me valut pas que des amis (qu’importe !) est ici réitérée avec force.

 

Les vrais Niçois comme les vrais Ezasques m’auront compris. Ils auront également entendu que ce combat n’est pas d’arrière-garde car un jour, lointain sans doute si zélée est l’adversité, auront-ils mesuré l’incommensurable vanité de l’agitation contemporaine dont le cache-misère se nomme : progrès. Car misère il y a. Non matérielle certes mais, bien pire, morale, intellectuelle et sapientale.

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