LES TOITS D'EZE...
A environ quarante ans de distance. Même lieu, même "photographe". Votre rédacteur donc qui, toujours, aima la vue simple mais vivante des toits d'Eze.
Jadis, ils semblaient que par transparence l'on eût pu voir les familiers qui s'y abritaient et, aux fenêtres, une main qui se lève pour saluer ou un mot sur le temps qu'il fait.

Eze, été 1960 - Photo X. Cottier
Eze, juillet 2008, photo X. Cottier
On peut voir une citerne d'eau qui quitta son perchoir et s'ouvrir les fenêtres plus sûrement que les yeux de "certains" se ferment et se fermèrent... L'ossature des toits s'est raffermie avec la disparition de leur voussure naturelle.
Maison des Ciocco sur la droite qui semble s'arc-bouter pour ne pas suivre la pente naturelle du village qui la porte. Le tout, vu d'en haut, semble ne pas avoir bougé. Une radiographie, davantage qu'une photographie, pourrait rendre compte du fait qui n'est pas moins triste parce qu'il était inévitable : sous chacun des toits, plus une seule des familles d'Eze d'alors.
La campagne à la ville, la ville à la campagne. Là est le mal!