Caulerpa et Politique...

Publié le par Xavier Cottier




Magical Snap - 2010.02.21 00.31 - 001
Comptes rendus de l'Académie des sciences. Série 3, Sciences de la vie- Elsevier (Paris) - 1984-2001  - Livraison de juillet 1996

L'ancien conflit ayant toujours existé entre la nature de la science et de l'art pourrait être résolu si, s'agissant de mesurer la mauvaise gouvernance, l'on pouvait - comme on peut le faire pour l'algue "Caulerpa" ainsi que le démontre la figure ci-dessus, tirée de bonne source - visualiser l'avancée de l'exogène face à l'indigène.

Ainsi, la quête du politique contemporain vise-t-elle publiquement le "grand chelem" électif bien davantage que la victoire par le résultat et le bilan, fruits visibles de la bonne gouvernance. Nos anciens élus - et de 1388 aux années 1980 ils le furent tous non par leur figure mais en raison de leur attachement à leurs racines -, ne furent défaits que le jour où l'algue tueuse, la caulerpa des urnes, noya la timide voix du sortant, enfant du pays, sous le spongieux discours aimable habillant au mieux le népotisme, au pire l'arrivisme le moins dissimulé.

L'expérimentation en laboratoire, c'est à dire l'élection, démontre que la mauvaise gouvernance se multiplie et se répand d'autant mieux qu'elle trouve en son nouveau territoire des conditions propices. Ces dernières sont, hélas, favorisées par l'Homme, ce facteur humain qui sert autant les nobles causes que les plus indignes.

Une histoire politique du village d'Eze, grande entreprise sur laquelle notre Société travaille depuis longtemps, pourrait et pourra démontrer, s'il le fallait, qu'elle n'est à nouveau que le microcosme d'un mouvement plus large qui fit périr des civilisations bien plus puissantes que la nôtre. Pour résumer, le chrétien détruisit le romain, puis le crétin détruisit le chrétien et, enfin, sous la force démontrée de l'inertie, ledit crétin périra à son tour sous des forces qu'il a générées et qui feront oublier les uns comme les autres. A ce stade, il est donc clair qu'il sera bon d'être âgé au moment où nos sociétés se réveilleront avec la gueule de bois.  
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