Cahiers de doléance...
L'enquête publique diligentée à l'occasion de la révision de la ZAC (Zone d'aménagement concerté) dite de l'Aïghetta, nous a permis de déposer deux observations aux « cahiers de doléance » ouverts à cette occasion.
La Salle des Fêtes de la Mairie, jouxtant la Poste, tenait lieu de bureau de l'Enquêteur désigné à cette fin et qui s'est révélé aussi compétent et courtois que déçu par le manque de participation de nos concitoyens. Nous le comprenons.
Cet aménagement prévoit, notamment, l'édification d'une maison de retraite d'une part et, d'autre part, celle d'une chapelle.
Sur le premier point, il nous a paru souhaitable de solliciter que le personnel de cet établissement, quelque soit sont statut, puisse également diligenter des soins aux personnes âgées ayant choisi de demeurer chez elles et d'aider ceux et celles qui firent le choix de garder leurs aînés chez eux.
Sur le second point, une certaine connaissance de la langue administrative, feutrée et allusive, ne m'ont pas permis de souligner aussi fortement que je l'aurais souhaité l'insanité consistant à ne pas restaurer l'église paroissiale - pourtant monument classé -, laquelle menace d'être noyée sous le salpêtre et autres ennemis de la pierre, couvrir par ailleurs la place sur laquelle elle est élevée et, enfin, avoir pour projet la construction d'une nouvelle chapelle.
Si cette faute de bonne gestion était due au fait avéré qu'une poignée d' « Ezasques » se soient arrogés le monopole de la fréquentation du lieu, il conviendrait que l'Evêché intervienne afin de rendre à ce lieu de culte sa vocation universelle et appuie les demandes de restauration. Dans le cas où la cause serait à rechercher dans une aberration administrative, les pouvoirs publics locaux devraient, pour ne pas figurer au prochain rapport de la Cour des Comptes, représenter à l'Eglise que le maintien de l'Eglise paroissiale et de la Chapelle des Pénitents Blancs (qui va demain être voisine d'un « snack »), est prioritaire, alors même que les futurs pensionnaires de la maison de retraite de l'Aïghetta, attenante au cimetière, préfèreront voir ce budget affecté à l'entretien de leurs vieux jours.
Nous savons tous que les communautés territoriales délèguent et que la majorité de leurs délibérations consistent à calculer la portion de leur souveraineté (en fait la nôtre) qu'ils vont ainsi perdre. Il conviendrait, qu'avec le bébé et l'eau du bain, le bon sens ne quitte pas les esprits de ceux et celles qui, paraît-il, nous gouvernent.
Note optimiste. Il convient de saluer à nouveau l'accueil qui nous fut réservé en la personne de l'Enquêteur désigné à cette fin et qui écouta nos représentations avec le plus grand intérêt.