Requiem...

Publié le par Xavier Cottier


Ludovic Figuiera - Collection Société Muséale Albert Figuiera

La Communauté d’Eza se réunit en ce 10 novembre 1850 sous la présidence du « Sindaco » [maire], Constantino Asso et le registre est tenu par le Secrétaire communal Fighiera.

L’ordre du jour consiste en la célébration d’une Messe de Requiem destinée au repos de l’âme de feu Ludovico Figuiera, qui fut lui aussi maire d’Eza et est décédé le 9 octobre 1850. (Voir notre page "généalogie partielle de la famille Figuiera d'Eze)

Cette Messe devra attester de la reconnaissance publique pour les services qu’il a rendus à son pays. La Messe de Requiem a donc été dite en date du 11 novembre 1850 à dix heures du matin.

Le conseil sollicite de ses concitoyens (concittadini) qu’ils se réunissent nombreux pour verser une larme de reconnaissance sur la tombe de celui qui, en toutes circonstances, a défendu leurs intérêts.

Cette gratitude que j’ai déjà appelée de mes voeux relativement à d’autres questions semble si Ezasque et peut-être parce que si peu contemporaine ! La mort, ici, n’était ni un oubli ni une fin que ce fût à l’endroit de son ami, ou plus encore de son ennemi. De l’ami on se souviendra, quant à l’ennemi les uns et les autres rachèteront l’affront en priant pour son âme.

Ce document en provenance des archives communales d’Eze, (traduit de l’italien vers le français par mes soins), figurait sous le Fonds « Restauration Sarde », sous le numéro de registre D. 16 n°18. (Nous en tenons copie manuscrite pour tous chercheurs désirant participer à nos travaux et devenir membres de notre Société).  

Nota : Nous tenons le plus possible à ne faire état que de faits pouvant reposer sur des actes tangibles et détenus par nous sous une forme ou une autre. En cela, notre démarche est très différente de beaucoup d'historiographes de la Commune dont la prose est destinée seulement à la promotion touristique. Pourtant, il serait possible de conjuguer utilement vérité et apprentissage de nos visiteurs à la réalité de près de deux milles ans d'histoire. Il s'agit bien là de nos buts fondamentaux. Nous regrettons d'ailleurs et à ce sujet, que tant les Services Culturels de Nice, que le Comité des Fêtes d'Eze  ou le journal "Le Petit Niçois" n'aient pas encore jugé bon de répondre à notre message les invitant à une collaboration. Peut-être ne sommes-nous pas assez "hagiographes". Nous tiendrons nos lecteurs au courant de leurs réactions respectives que nous souhaitons.
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