Catastrophes naturelles...

Parmi les menaces qui depuis toujours pesèrent sur Eze, l'on compte les tremblements de terre et les incendies. Le feu et la terre, l'élément aqueux quant à lui nous épargnant en raison de l'heureuse configuration des lieux. Néanmoins, nous verrons lors de nos prochaines entrées qu'il pourrait constituer, à lui tout seul, une menace dirigée...
En une centaine d'années, nous eûmes plus qu'il n'y paraît à composer avec ces situations dramatiques.
D'abord le 24 juillet 1881 où toute la région de Nice et du Nord de l'Italie fut secouée par une secousse légère qui lézarda plus d'une façade.
De même, le 23 février 1887 où, cette fois la secousse fut plus importante et la photo ci-dessus illustre bien la surprise qui fut celle des habitants du Comté.
A cette époque, la sécurité civile est bien organisée et le Ministère des Travaux Publics débloque un million de francs pour les victimes.
Eze, comme d'autres communes, fait appel à la charité publique (le mot alors ne fait pas peur) et Camille Flammarion le 14 mars 1887 évoque le tremblement de terre de Nice lors d'une conférence à juste titre alarmiste.
A la suite de la catastrophe, le fisc applique un dégrèvement des patentes et allège le poids fiscal imposé aux victimes.
Le 22 avril 1995, toute la région niçoise ressent une secousse importante, d'une intensité de force 4,7 sur l'échelle de Richter puis le 25 février 2001 un tremblement de terre d'intensité sans doute supérieure fort ressenti à Eze.
Les incendies, quant à eux, sont encore plus nombreux.
On notera celui du 14 août 1949 où 150 hectares entre Villefranche et Eze sont la proie des flammes.
Puis, seulement deux années plus tard, le 15 août 1951, un grave incendie provoqué par un jeune campeur de 16 ans.
Les dates se suivent et se ressemblent : 28 juin 1958, 26 juillet 1959 et, bien sûr, les très importants et dramatiques incendies de 1971 et 1986.
Ces événements appellent à la prudence mais également à la vigilance.
Les rédacteurs des présentes y étaients. Plaise à Dieu que, le jour venu, leurs successurs, soient avisés du danger.