Eze, 1934...
Collection Société Muséale Albert Figuiera
Un beau matin de 1934. Grand format de la maison "Yvon", cette photographie - ce cliché, disait-on alors - nous montre les traces toujours persistantes d'un monde qui était déjà en voie d'extinction. De plus en plus repoussé aux portes du sanctuaire, je veux dire le village, il est matérialisé géographiquement par ces "planches" qui continuent à sinuer autour de lui.
Vue presque aérienne, le photographe s'est posté sur la Grande Corniche et a attendu le moment favorable. Lumière du matin qui accentue les ombres et rend presque obscur le cimetière qui s'endort aux pieds du château et de ce qu'il en reste.
Paisible vision qui rend encore plus crédibles les représentations picturales d'Eze du siècle précédent. Rien n'avait changé mais tout était en train de changer. Un seul exemple? La rampe d'accès aux contours si visibles et qui, dès 1936, commencera à déverser de nouveaux flots de touristes.