Livre Blanc...

Publié le par Xavier Cottier

TEXTE PUBLIE CE JOUR SUR NOTRE LIVRE BLANC

http://societe-museale-albert-figuiera.org/

De l’usage des biens communaux et de leur affectation

 

L’ensemble comportant la Chapelle dite des Pénitents Blancs, ou du Gonfalon et de la Sainte Croix, est d’usage religieux depuis le début du XIVe siècle.

 

Elle jouxte l’ancienne cure, ou presbytère, où jusqu’aux années 1990 résidait le prêtre desservant la Paroisse. 

 

Outre l’habitation, face à celle-ci, un local de nature de « poulailler » utilisé par M. le Doyen Prudent Bonifassi, dernier desservant ayant respecté la nature des lieux. Il est aujourd’hui utilisé à des fins commerciales.

 

Enfin, voisin de la Chapelle, un local anciennement dénommé « Taverne », qui fit, il y a bien longtemps, office de morgue.

 

Le Conseil Municipal vient de décider de proposer ce bien à la location.

                http://societe-museale-albert-figuiera.org/AVIS[1].pdf

Nous remarquons plusieurs anomalies entachant cette offre.

 

Tout d’abord, ce local n’est pas « brut de décoffrage » ainsi que l’indique la notice mais dans l’état qui fut le sien depuis la construction de la Chapelle : sol mixte en terre battue et rocher, murs non crépis et accès – peut être occulté aujourd’hui – au presbytère ci-dessus décrit.

 

Alors que l’ancien Musée d’Eze, situé à quelques mètres de ce lieu, vient d’être fermé, (l’harmonium qu’il contenait jeté et les documents et objets divers qui y étaient exposés retirés sans qu’il soit loisible de savoir où ils se trouvent – un ensemble réuni par Charles-Alexandre Fighiera, ancien Conservateur du Musée Masséna et auteur de la seule somme existant sur le village : « Eze »), il n’aurait pas été impensable d’entrevoir à ces lieux une destination culturelle.

 

Au lieu de cela, leur mise en location est « justifiée » par  le « développement économique du village et (de) son animation commerciale ». La mise en perspective du « cœur du village médiéval » et de « l’animation commerciale » nous semble contradictoire et même superfétatoire sachant que notre communauté compte suffisamment d’établissements de vente au détail à caractère non utilitaire. En outre, la mise en conformité des lieux avec une activité commerciale est de nature à créer des modifications irréversibles de ce site, lequel est voisin d’une chapelle qui demeure un lieu de culte qui a encore fonctionné il y a peu, sans faire référence à son caractère historique.

 

Enfin, nombreux sont les lieux Ezasques appartenant toujours à l’Evêché. Je pense, notamment, à certains terrains d’Eze-sur-Mer, de Saint-Laurent-d’Eze et d’Eze. Il conviendrait de vérifier au-delà des relevés cadastraux qui est le gardien légitime de cet ensemble.

Les quelques documents iconographiques ci-joints, s’ils démontrent l’état de délabrement du local – fréquent à Eze depuis bien des années – attestent également de sa nature religieuse alors que gît au sol une croix.

 

Que toutes les personnes physiques ou morales concernées par cette question nous contactent et nous ne manquerons pas d’agir afin que cet ensemble retrouve sa vocation première ou, si cela était impossible, se voit confier une mission conforme à sa nature.

 

Société Muséale Albert Figuiera

 

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