L'An 1002...
Eze fait partie du diocèse de Nice et, ce, depuis l'an 1002 où apparaît la première mention des évêques dudit lieu. De l'an 1000 à 1500, ils sont au nombre de trente-trois.
A Eze, au premier chef, il convient de s'acquitter de la dîme. Nous connaissons ses proportions pour l'année 1423. Soit : 1/15e du blé, des céréales diverses et autres légumes, 1/20e du vin, du lin, du chanvre et des "nadons" (les agneaux et chevreaux). Puis, 1/30e des figues, olives et caroubes, ces dernières étant une culture vivrière à Eze.
Enfin, les mortalagages ou perception à cause de mort : versements forfaitaires ou libres effectués à l'occasion des sépultures sous forme de pièces sonnantes et trébuchantes, soit de cire destinée aux luminaires des lieux de culte.
De même, la "communautas", une fois érigée, peut lever certains impôts propres au lieu concerné. Le "parlement" - il était sis sur la rue aujourd'hui dite "Principale" - réunissait au moins les deux tiers des chefs de maison. Nous avons une intéressante illustration de son pouvoir général en la personne de Pierre Figueria (ortographe qui sera relevée par notre famille au 18e siècle)*, qui prête serment de fidélité au roi Louis et à la Reine Jeanne en la belle ville d'Aix et représente la communautas d'Eze.
Il apparaît, sans nul coup férir, qu'en ses temps virginaux les plus à plaindre étaient en fait ceux qui ne payaient pas d'impôt car l'assiette de ce dernier reposait entièrement sur les biens produits et non attendus, si ce n'est espérés.
Peut-on rêver à nouveau d'un tel "Parlement" où, alors, siégeaient les enfants au-dessus de quatorze ans. La ville dont le Prince était un enfant.... Il s'agit bien là d'un songe!