La Lampe de Diogène...
Pour bien voir Eze, il faut parfois s'en
(Photographie : SMAF/X. Cottier)
éloigner mais, toujours, pour comprendre ses secrets, vivre en son sein, l'habiter. D'où, croyons-nous, la difficulté contemporaine consistant à vouloir expliquer l'inexplicable.
Ainsi, est-il certain que notre communauté intègre depuis des siècles le secret du bonheur mais, aussi, les outils propres à engendrer sa perdition : l'isolement au sein de la foule, l'ancrage flottant en un passé immuable dissimulé sous un fatras vulgaire. En temps de crise, ce qui est "bon marché" peut nous coûter cher et il s'agit bien de ce prix que nous payons chaque jour.
Nous savons tous que le malheur des hommes commença le jour - ou plutôt cette nuit - où d'aucuns s'arrogèrent le droit de nous dire ce qui est "bon" pour nous. C'est alors, et là seulement, que débuta le compte du calendrier Aztèque. Car, nous le savons, si le monde ne doit pas finir un jour de décembre 2012 - qui peut l'assurer? qui peut absolument le nier? -, c'est bien "un monde" qui s'acheva. Eze n'en est que la modeste image. Quant au reste, il ne nous reste qu'à demeurer bien éveillés, non loin de cette veilleuse du Livre, lampe de Diogène.