Point de Vue...

Publié le par Xavier Cottier



En ce mois d'août 2007, le magazine « Point de Vue » (n° 2083 - Semaine du 22 au 28 août 2007), consacre quelques pages à Eze, au Château Eza et son « inventeur », le Prince Guillaume de Suède.


L'organe de presse ayant contacté l'Office du Tourisme, celui- ci - faute sans doute de trouver ailleurs -, sollicita mon intervention au titre de conférencier.


S'agissant du Prince de Suède, je fus d'autant plus motivé que ma mère, qui venait de nous quitter quatre mois plus tôt, l'avait côtoyé et sa tante, Marcelle Figuiera, fut son amie au titre de leur partage de convictions bonapartistes (chacun sait que le Prince descendait des Bernadotte).


Devant un auditoire attentif et de qualité (ce qui fut aussi le cas pour mes récentes prestations écourtées), je pus à la fois présenter des objets ayant appartenu au Prince et qu'il offrit à notre famille et, plus important encore, mentionner au titre de ce Journal des Rois le fait que le grand suédois devait sa grande bâtisse aux talents de Bergaglio, maçon inévitable de l'Eze des années 1920 et faiseur de miracles.


Ma tentative de reprise de ce cycle de conférences (entamé il y a bien des années sous le mandat de M. Charles Benaglia, alors maire d'Eze et dont je salue rétrospectivement la gestion) fut, disons-le, un échec en raison, mutatis mutandi, du changement de nature tant de ladite municipalité, que de l'Office du Tourisme et du nouvellement ressuscité Comité des Fêtes.


Pour la première, son souci - sans doute louable - d'économie fait qu'il ne semble pas vouloir consacrer le budget nécessaire à de tels évènements qui, il est vrai, ne sont pas lucratifs puisque votre serviteur est, bien sûr, bénévole! (Je note là la contradiction puisque ce syllogisme eut également raison de la conscription!). Pour le second, sa « municipalisation » a auguré une ère toute dévouée au passant qui passe, c'est-à-dire au « touriste ». L'habitant, Cousin Pons de la nomenclature Ezasque, n'intéresse plus grand monde. Quand au dernier, soit le Comité des Fêtes, il est un Comité en effet, un petit Comité qui s'organise des fêtes pour lui-même (consultez le site du Comité des Fêtes et vous verrez davantage d'organisateurs que de participants) et tente de mettre son sceau sur le travail des autres.


J'avais proposé notre cycle de conférences au Comité des Fêtes le 10 octobre 2008. Celui-ci me répondait le 24 novembre 2008. L'histoire peut attendre. Des dates furent fixées, sur l'affiche apposés les timbres respectifs de la Municipalité et du Comité, puis décidé - sans que je sois consulté ou qu'il me soit loisible d'en discuter le bien-fondé - de n'afficher l'évènement qu'une semaine avant celui-ci. S'agissant de la conférence du 6 mars, le disciple de Maurice Clavel que je suis, n'a pas trouvé à son goût la suppression de certains éléments de l'affiche. Mes observations ne furent point, non plus du goût du dit Comité des Fêtes. Si fait, je me retire. Voilà tout.


Une conférence ne se prépare pas dix minutes avant son commencement, ni ne s'annonce une semaine à l'avance.


Je remarque d'ailleurs que ma demande faite à la municipalité de voir la Société Muséale Albert Figuiera s'adresser aux Ecoles d'Eze pour présenter quelques éléments d'histoire locale aux jeunes élèves est restée sans réponse.


Nous avons donc décidé d'arrêter définitivement toute collaboration avec les institutions susdites (auxquelles j'ouvre ces pages pour leur droit de réponse) et de lancer un nouveau cycle du type de celui énoncé au début des présentes. Dans un premier temps, elles débuteront à notre siège et seront réservées à nos membres. Puis, et cela le plus vite que nous le pouvons, seront ouvertes à un plus large public.


Le grand mérite de l'association « à la française » est la grande liberté que lui donne la loi. Certes, elle implique de grandes responsabilités (ce qui a semblé échapper aux organisateurs susdits) mais son honneur est, depuis 1901, d'avoir permis à tous et chacun d'exprimer qui une passion, qui un intérêt et d'autres leurs connaissances.


Enfin, je reconnais que l'histoire d'Eze est devenue une science médico-légale et que la recherche à son sujet tient plus de l'autopsie que de la chirurgie réparatrice (il est des dommages irréparables), mais si nous ne nous en soucions pas qui d'autre va s'y consacrer ?


Là est notre simple mission et si notre verbe ici déplait, il trouvera ailleurs d'autres oreilles plus bienveillantes.

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