Des égouts et des couleuvres...

Avec l’augmentation de la population estivale à la fin des années cinquante, celle des résidents (il s’agit d’une pointe démographique à Eze), ne se pose pas seulement la question de l’arrivée de l’eau mais aussi de son évacuation.
Quelques années plus tard, en 1970, soit il y a près de quarante ans, nombreux sont les espaces inhabités de nature, par exemple de cave ou de remise, venus se brancher sur des réseaux d’égouts existants. Ceux-ci sont de nature « privée » et préexistent à la « modernisation » des années 1920.
L’ensemble immobilier et mitoyen de MM Balokovic et Barlow ainsi que du Prince Guillaume de Suède, a dû se brancher sur ledit réseau privé existant. En fait, un égout semi ouvert mais enterré (et non sur l’ensemble de son cours) aboutissant à une terre complantée en contrebas ou à une cave de nature de latrine.
Il en est ressorti bien des conflits qui aboutirent à la confection d’un réseau public d’assainissement (et non pas seulement « commun » ainsi qu’il en allait par le passé) dans les années 1950.
Ces travaux eurent raison du « pas d’âne » si Ezasque et ne réglèrent nullement les problèmes ainsi que le démontre la missive d’André Gianton, maire de l’époque (lettre du 8 octobre 1970) adressé à ma grand-mère et rappelant la réglementation locale figurée par l’arrêté du 4 janvier 1958. Nous devrions peut-être solliciter de nos gouvernants du moment si ce texte est obsolète ou en vigueur (sachant que cela, ici, ne fait pas après tout beaucoup de différence !).
Aujourd’hui, dans la grande confusion qui règne au sein de l’organigramme des pouvoirs locaux, territoriaux et nationaux, nul ne sait plus ce qui est privé ou public. Ces lettres silencieuses nous rappellent le droit positif, c'est-à-dire les faits.
Quant aux égouts, alors orthographiés sur un mode plaisant – es-goût- souhaitons que nos narines devenues sensibles ne souffrent pas trop de leurs remontées et remugles politiques au vu des comportements des uns comme des autres.
Parler politique revient à parler grec : Politique Nature : adj. Prononciation : po-li-ti-k' Etymologie : Lat. politicus, le grec vient de ville, cité ; sanscrit, pur, s. f. pura, s. n. purî, s. f. ville, rapportés à la racine pri (i long), emplir, qui est dans puru et dans le grec, beaucoup. Du grec, ville, voudrait donc dire la foule, la multitude.