Eze et le Washington Post...

Edition du Washington Post du 28 octobre 1984
Archives Société Muséale Albert Figuiera
Il y a exactement vingt-quatre ans. Le 28 octobre 1984 pour être précis. Le « Washington Post », parangon de ce que devrait toujours être la Presse, publiait un long article sur Eze. Son correspondant, Roger Collis, et rédacteur, y fit une intéressante description du village d’alors, le tout (en première page) orné d’une vue allégorique du village – au demeurant fort agréable -.
Lui ayant offert un historique abrégé mais complet de l’histoire d’Eze, Roger Collis l’a retranscrit fidèlement et dans ce style propre à la presse anglo-saxonne, narre-t-il sa journée Ezasque.
Je vous soumets quelques extraits de sa prose (nos membres pouvant obtenir copie de l’ensemble de cette livraison) que j’ai rapidement traduits.
« L’achèvement de la Moyenne Corniche apporta une nouveau souffle à Monte-Carlo –qui au tournant du siècle n’était pas plus grand que Villefranche et ouvrit l’entière Corniche au tourisme moderne.

« Deux des principaux promoteurs du projet furent le Prince Albert de Monaco et Albert Figuiera, maire d’Eze. L’arrière petit-fils de ce dernier est à l’origine de mes connaissances sur le sujet. Il est un jeune juriste (note du traducteur : jeune je l’étais alors, en effet) qui possède un cabinet immobilier à Eze-Village et vit dans la maison que sa famille occupa ces mille dernières années. »
« Un jour, il n’y a pas si longtemps, nous avons pris l’apéritif sur les remparts d’Eze (note du traducteur : il s’agissait du Château Eza)… maintenant déjeunant sur la terrasse luxuriante de la « Bergerie »… nous sommes tout à l’histoire familiale et locale. Le grand-père du maire Albert Figuiera, était François Malausséna, maire de Nice en 1860, l’année où l’Italie céda la région (de Nice à Menton) à la France. (Note du traducteur : il convient d’y ajouter la Savoie). Il fut un intermédiaire dans le cadre des négociations entre le Roi Victor-Emmanuel et Napoléon III. »
Ainsi que me l’avait confié Bruno Ingold, propriétaire de la « Chèvre d’Or » aux mêmes époques : « La meilleure publicité est celle gratuite ». Conseiller du Prince Rainier en matière de Tourisme, c’est lui qui m’avait confié ce mot du Souverain : « Je veux le saucisson et le caviar », voulant ainsi dire qu’il convenait de n’exercer aucun ostracisme social en matière de promotion touristique. Aujourd’hui, nous voyons passer le caviar et le saucisson nous manque. Peut-être, aussi, parce que la presse internationale nous ignore en dépit de la création d’un Office du Tourisme et, pourquoi ne pas le dire, peut-être pour cela même !
J’aurais bien du mal à diffuser sur ce blog des articles récents provenant d’organes de presse de la qualité du « Washington Post » et faisant figurer Eze d’une telle manière.
Enfin, la question n’est pas ici, tout le monde l’aura compris, la promotion du tourisme. Bien plutôt, s’agit-il du rayonnement d’Eze, qui induirait le succès qu’il a connu jadis. Ecoutant, il y a quelques jours, l’un de nos « décideurs » raisonner sur le renouveau d’Eze, alors qu’il cherchait une solution, j’ai hésité un moment à lui lancer : « Et bien partez ! », mais n’ai pas osé tant il eut été peu charitable de souligner « leur » méconnaissance d’Eze.